jeudi 9 février 2017

Montage et installation de la cuisine

J'avais déjà évoqué dans ce précédent article mes choix de meubles, de prestataires, etc.

Avant tout, le gros changement concerne le plan de travail. J'avais évoqué la pierre, mais soyons réalistes : c'est cher, c'est très très lourd ! En réfléchissant un peu, j'ai vu comme j'ai galéré ne serait-ce que pour monter des plaques de plâtre à l'étage. Alors un plan de travail en pierre, certainement 3 fois plus lourd, moins facile à prendre en main, cela aurait été certainement impossible à faire rentrer dans la maison, ou trop cher, ou trop risqué vis-à-vis de la casse.
Bref j'ai abandonné, surtout quand je suis tombé chez un cuisiniste sur cette nouvelle matière, le Fénix NTM. Cela reste du plan de travail classique en aggloméré, mais avec une surface spécifique, à savoir un noir mat anti trace (dans mon cas). Je vous laisse voir les spécifications particulières sur le site du constructeur : http://www.fenixntm.com/fr
Puis il se trouve que Castorama s'est mis à commercialiser cette marque, mais bien moins cher que les cuisinistes de métier. J'ai donc dit banco !



Maintenant que tout est fini, voici un petit récapitulatif :

Les meubles


Prestataire : IKEA
Coût : 2 477,35 €

Plans de travail


Prestataire : CASTORAMA
Coût : 922,54 €

Électroménager


Prestataire : Divers Internet
Coût : 2700 €
Contient : Réfrigérateur, Four, Lave-vaisselle, Lave-linge, Plaque à induction, Hotte.

Divers


Prestataire : Divers
Coût : 616,65 €
Contient : Tout le reste (vis, mitigeurs, éclairage, accessoires, etc.)


Coût total de la cuisine : 6 716,54 €


Montage des meubles


Alors là il faut savoir aussi que chez Ikea, il s'agit de meubles en kit. Cela parait anodin, mais il faut se fader l'ensemble des montages de meubles, quand une cuisine de marque, elle, vous livrera les caissons déjà montés. Mine de rien, sur une grosse cuisine, seul vous en aurez pour une grosse demi-journée, pour ne pas dire la journée entière. Pour les gens pressés de retrouver leur maison finie, c'est un élément à prendre en compte. En clair, monter une cuisine Ikea ne se fait pas en claquant des doigts. En plus quand il s'agit de casseroliers à 5 tiroirs, je ne vous raconte pas...

On pourra dire ce que l'on voudra, monter un meuble Ikea n'a rien compliqué (il m'est arrivé de monter un meuble de salle de bain Brico Dépot, là c’était pas la même, mais j'en parlerais dans un prochain article). Il suffit de suivre le plan de montage, et tout roule.



Installation des caissons


Maintenant que tout est monté, mettons les caissons en place. J'ai commencé par aligner les caissons se trouvant au sol, puis les caissons muraux, et j'ai fini par la colonne.
Il faut maintenant ajuster la hauteur des meubles bas. Pour cela on joue sur la hauteur des pieds.
Une fois que tout cela est correctement en place, il faut les fixer les uns aux autres pour obtenir un ensemble solide et qui ne bouge pas.





Mise en place des plans de travail


On commence par reprendre les mesures exactes. Même si la taille des caissons est identiques aux projets initiaux élaborés sur papier, il existe toujours un petit décalage, peut-être 1mm, peut-être 2... Donc pour obtenir le résultat souhaité, on reprend les côtes exactes afin de redécouper le plan de travail aux dimensions qui conviennent.

Une fois que c'est fait, on découpe, on met en place, et on visse par en dessous pour fixer les plans aux caissons. Là normalement on obtient un ensemble solide, qui ne doit pas bouger...






Pour l’îlot, il faut dans un premier temps créer la structure qui soutiendra le plan, et qui accueillera les façades de derrière... Il faut faire cela au tassot, la qualité est suffisante et le coût peu élevé. C'est très important de le faire, car mes meubles (en réalité MON meuble, car j'ai 2 électroménagers) ne sont pas fixés, ni au mur, ni au sol. Donc l'idée est de bien fixer le plan et le jambage aux murs et au sol, pour ensuite fixer le ou les meubles sur le plan et le jambage afin que l'ensemble soit solidaire et qu'il ne bouge pas.





Les façades


Maintenant on peut ajouter les tiroirs, les façades, les portes, et l’électroménager.
C'est toujours un moment excitant, car c'est une étape très visuelle, presque de finition. A ce stade la cuisine est bientôt terminée. Malgré tout, il faudra s'amuser à régler tous les niveaux, et ça c'est beaucoup moins drôle...


Divers


Il restera bien encore quelques détails à régler, l'installation, des crédences, de l'éclairage, etc.



Voilà le résultat final en ce qui me concerne :


Il me manque encore les crédences pour finaliser tout cela.


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dimanche 29 janvier 2017

Remplacer un tuyau d'évacuation d'eau

J'avais anticipé il y a quelques mois la pose de mon évacuation de WC, mais une fois le carrelage posé je me suis rendu compte que la sortie était trop haute. Il fallait donc couper les tuyaux, ou les décoller pour remettre l'évacuation à la bonne hauteur.



Je ne savais pas que c'était possible, mais on peut désolidariser 2 tuyaux PVC, voici comment faire :

Pour remplacer un tuyau d'évacuation d'eau, il faut commencer par couper au ras la partie mâle du tuyau, celle qui rentre dans l'autre.



Ensuite il s'agit d'une opération délicate, il faut entailler la partie du tuyau restant en deux (je vous laisse voir la photo qui sera bien plus parlante que ma façon de rédiger un lundi matin).



ATTENTION !  il ne faut absolument pas endommager l'autre tuyau, ce qui vous obligerait à le changer lui aussi.

Maintenant, l'opération va consister à chauffer les 2 tuyaux, pour à la fois les déformer (mais pas trop), et faire fondre la colle.

Vous pouvez vous munir d'un sèche cheveux, moi dans mon cas j'ai utilisé un décapeur thermique.
Prenez le temps de passer partout, sans être trop près (faites au feeling), ce qu'il faut absolument éviter c'est de bruler le PVC. Nous on veut juste le chauffer de manière à le rendre un peu mou, afin de l'extraire


Une fois que la plastique n'est plus dur, à l'aide d'un tournevis plat, vous pouvez essayer de décoller le morceau à enlever au niveau de la petite entaille. Aidez-vous d'une pince, et normalement cela vient tout seul.




Vérifiez que vous n'avez pas déformé l’autre partie, attendez quelle refroidisse et durcisse, et vous pouvez refaire votre branchement.

lundi 23 janvier 2017

Interrupteurs, prises et lumières

Dernière étape concernant l'électricité, l'installation des interrupteurs, des prises diverses, et des lumières !

C'est un petit moment assez appréciable en ce qui me concerne, car la magie va opérer à ce stade : en effet, une fois les prises branchées, je pourrais brancher mon aspirateur, mon perfo, ou tout autre appareil électrique où je veux... Quand j'aurais ajouté les douilles au plafond, exit mon éclairage de chantier... En gros, c'est à cette étape que tout le travail effectué en amont prend vie, et c'est bien agréable !

Pour rappel, avant tout travail sur votre réseau électrique, coupez le disjoncteur afin d’éviter tout accident ! Et n'hésitez pas à vous documenter lorsque vous avez le moindre doute...


Commençons par les prises électriques :

Là rien de compliqué, nous sommes en courant alternatif, alors nos deux fils, on les branche comme on veut... Et la terre (fil vert et jaune) va à la prise terre...


Les interrupteurs va et vient :

Comme les prises électrique, le branchement est extrêmement aisé, je ne m'attarderais donc pas là dessus...

 

Les boutons poussoirs :

Bon alors là ça se complique. Si vous avez choisi ce type d'interrupteur, c'est que vous disposez d'au moins 2 interrupteurs dans la pièce pour activer votre éclairage. A 2 boutons, rien ne vous oblige à installer des boutons poussoirs, à partir de 3 vous l'êtes. Alors souvent, et ça je l'ai constaté ou on me l'a dit, jusqu'à 2 boutons, les gens se contentent de va-et-vients, principalement pour une question de budget. Personnellement, à partir de 2, je me suis imposé le bouton poussoir, tout simplement parce que pour moi, quand un interrupteur est en position basse, c'est que l'éclairage est allumé, hors une fois sur 2, ce n'est pas le cas. De plus, quand on rentre dans une pièce noire, pour allumer une lumière, on fait un mouvement du haut vers le bas, mais si l'interrupteur est inversé, ça ne marche pas ! Bon pour certains, c'est du détails, mais moi j'y attache une importance, petite parenthèse fermée...
Je parlais plus haut du budget, en effet, les interrupteurs en eux-même doivent légèrement être plus chers, mais il faut aussi acheter des télérupteurs à mettre dans votre tableau électrique, avec vos disjoncteurs, et selon les modèles et leurs nombre, cela peut vite représenter un budget assez conséquent.
Comme une image expliquera certainement beaucoup plus facilement que mes explications, voici un schéma pour brancher vos interrupteurs et télérupteurs :



Les prises lan :

Ces prises demandent un travail un peu plus précis. Vous avez un câble, dans lequel se trouve 4 paires de fils rangés par couleur (bleu, vert, orange et marron) couplés à un fil blanc, et selon la catégorie choisie, un fil de plus.
En ce qui me concerne, j'ai choisi les prises Mosaic Legrand, qui disposent d'un système de connexion assez simple. Le mieux c'est encore de vous reporter aux informations fournies par le constructeur de votre prise.

Connexion de la prise LAN



Les prises antennes (TV, radio, Sat) :

Comme pour les prises réseau, voir directement la notice de votre module mais il n'y a rien de compliqué là-dedans. Il suffit de dénuder correctement le câble et de l'insérer dans le module...


Les prises enceintes :

Il s'agit de mettre 2 fils dans un domino (pour schématiser), attention à bien brancher le fil de la borne noire d'une prise, sur la borne noire de la prise qui est à l'autre bout. Si vous avez de la chance, votre câble a deux couleurs distinctes, et là vous n'aurez aucune difficulté, et dans le cas contraire, vous trouverez des inscriptions sur l'un des 2 fils du câble d'enceinte. Vous l'attribuez au noir par exemple, l'autre sera donc le rouge.
Attention, si jamais votre branchement est mauvais, vous aurez une inversion de phase. Ce qui va se passer, c'est que du son sortira des enceintes, mais si vous avez un temps soit peu l'oreille musicale, vous vous apercevrez d'une anomalie, un truc qui vous dérange. Il vous suffira alors d'inverser le branchement sur l'une des prises...


Pour en savoir plus, je vous conseille l'excellent ouvrage "Le grand livre de l'électricité" qui vous suivra sur vos chantiers. Ce livre est rempli de conseils, de schémas et de photos, cela vous permettra d'être rassuré sur ce que vous faites.

http://amzn.to/2jJMYX1


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mardi 15 novembre 2016

Le carrelage

Nouvelle étape dans cette rénovation, la pose du carrelage. Il y a quelques semaines j'avais fini la première partie de la peinture, attaquons désormais le sol.

Et il faut dire que là, pour une première, je n'ai pas choisi la facilité... Poser du carrelage c'est facile si les carreaux ne sont pas grands, si le sol est plat, si on fait des joints relativement larges pour cacher la misère...
Et bien moi j'ai choisi du carrelage grès cérame, en 60x60, sur un sol qui a quand même pas mal de défauts, dans une maison qui m'oblige à faire un tas de découpes, en choisissant de faire des joints de 2mm, alors que je n'ai aucune expérience en la matière ! En gros j'aurais du mal à faire pire :)

Et effectivement, j'ai eu quelques difficultés sur les premiers carreaux...

Mais reprenons au début, pour poser du carrelage, que faut-il ?

Avant toute chose, de bons outils !

Outils de carreleur


Dans un premier temps, il faut préparer le sol. Il faut essayer à ce que ce dernier soit le plus plat possible. Si ce n'est pas le cas, on fait une couche de ragréage. Le ragréage, c'est une matière liquide, qui en général, et selon celui que vous aurez choisi, s'autolisse, et donc de fait vous obtenez un sol vraiment lisse... Attention à appliquer assez rapidement le mélange car il devient vite plus compact, et donc par conséquent moins lissant.

Une fois que le sol est plat, il faut le nettoyer. Donc on enlève toutes les saletés, et on veille à ce qu'il n'y ait aucun défaut sur le sol, genre un grumeau du ragréage qui dépasse (si jamais vous avez mal effectué votre mélange avant l’application, etc.).


Maintenant, on réfléchit à la manière dont on veut poser le carrelage, je m'explique : cela parait idiot comme ça, mais c'est tout de même une étape primordiale ! On pose ses carreaux à "blanc" sur le sol, en commençant par l'extrémité de la pièce, c'est-à-dire l'endroit opposé à la porte. Vous l'aurez compris, c'est juste pour vous éviter de vous retrouver à la fin de la journée collé à un mur sans pouvoir accéder à la sortie... La pose sans coller permet d'anticiper les découpes. Si par exemple vous souhaitez que le premier carreau après la porte d'entrée soit plein ou entier (ce qui permettra d'avoir le demi-carreau dans le coin opposé, à un endroit certainement moins visible, comme par exemple sous un meuble), la seule façon de ne pas louper sa pose c'est de justement la pose à blanc pour faire la meilleure découpe possible du premier carreau que vous allez poser. Comme expliqué plus haut, c'est ce carreau découpé, opposé à la porte, que l'on va coller en premier.

Pose à vide pour préparer la découpe


Alors normalement, si on peut dire ainsi, la pose du carrelage se fait à 2, un qui coupe, un qui colle (gain de temps non négligeable).

Moi j'ai bossé les 4/5 du temps seul, donc je faisais mes découpes dans un premier temps (je le répète en posant les carreaux à blanc), puis j'attaquais le collage ensuite...


La découpe :


Plusieurs méthodes s'offrent à vous. La classique carrelette, qui fait son office, mais qui selon les modèles n'offre pas toujours le confort souhaité. Elle offre une découpe droite franche, sans faire d'éclat au carreau (testé sur du grès cérame en 60cm). Par contre, outils inadapté à une découpe d'angle, c'est là qu'intervient le disqueuse.

La disqueuse permet plus de choses dans la découpe qu'une carrelette, mais je trouve la découpe moins "propre". Dans le même genre, vous avez le coupe-carreaux électrique, mais je n'en ai jamais utilisé, donc je ne me permettrais pas de donner un avis sur ce type d'outillage.

Les traits sont faits, reste à couper !

Voici celui qui m'a le plus amusé au niveau de la découpe

Préparation de la colle :


Bien, maintenant que vous avez un stock de carreaux à coller, passons à l'étape suivante, le collage !
Pour le mélange eau/colle, reportez-vous aux indications de votre sac de colle. D'ailleurs, pour ceux qui ne sont pas freinés par le budget, il existe comme le plâtre des pots de colle prêt à l'emploi, c'est juste 1,5 fois plus onéreux, et comme la colle représente déjà un certain budget, avis aux amateurs...
Pour ma part, je suis bien sûr limité au niveau des finances, mais la colle n'est pas du tout compliquée à préparer, et c'est certainement beaucoup moins précis à faire comme mélange que le plâtre par exemple... Bref, chacun choisira ce qui est le mieux pour lui.

Ce qui m'a le plus surpris, c'est que j'avais peur de devoir sprinter à la fin de chaque mélange, mais il s'avère que vous disposez d'environ 3h pour utiliser la colle avant séchage, de quoi avoir le temps de poser quelques carreaux...


L'encollage :


L'application de la colle ne représente aucune difficulté particulière, on étale de la colle au sol avec une spatule, puis on passe le racloir cranté. Si vous avez de grands carreaux, comme mes 60x60 par exemple, vous devez également appliquer de la colle sur le carreau, on appelle cela le double encollage. Dans ce cas, il est d'ailleurs préconisé de racler le carreau, mais dans le sens inverse du sol, de manière à ce que les traits de colle se croisent...

Encollage du sol

Encollage du carreaux, rayures perpendiculaires à celles du sol


La pose :


Il existe différents types de croisillons, de très basiques, d'autres un peu plus évolués, et surtout pour ceux qui n'ont pas un sol bien droit, des croisillons niveleurs. Ceux-ci m'ont sauvé la vie, ils sont très pratiques.

Ces croisillons sont plus faciles à retirer (surtout lorsqu'il y a de la colle) que les simples petites croix

Pour décrire rapidement les croisillons niveleurs, ils se posent avant le carrelage (cela dépend en fait de l'endroit et du moment), car le carreau a besoin de reposer dessus. Au dessus ressort une tige filetée, sur laquelle on vient visser un gros morceau de plastique. Plus on visse, plus les carreaux s'alignent. Alors cela ne vous transforme pas votre sol tordu en sol plat, mais 2 carreaux côte-à-côte qui n'auraient pas le même niveau, se retrouve bien alignés correctement...
 
Mais c'est tout mignon tout ça

Le croisillon niveleur

Concernant la pose, rien de particulier à ajouter à ce sujet, sinon vous dire de vous appliquer, car devoir enlever des carreaux posés sur la colle, ce n'est absolument pas facile...
Une fois votre carreau posé, il s'agit de le placer correctement, la mise en place de croisillons vous aidera bien sûr à respecter la largeur du joint.
Maintenant, il s'agit de vérifier que le carreau est posé à plat et au même niveau que les autres. Pour cela je vous conseille la règle de maçon, que l'on pose simplement au sol, on peut s'aider aussi d'un niveau que l'on place dessus. Avec votre maillet vous taper sur le carreau à l'endroit nécessaire de manière à faire sorti un peu de colle, et l'air qui serait resté prisonnier. Si votre sol est parfaitement lisse et plat, ça devrait rouler...

La bonne vieille règle de maçon pour vérifier si tout cela est bien plat

Cela commence à prendre forme

Autre point de vue

Pose terminée

Les joints :


J'ai pas vraiment pris de plaisir à cette étape (enfin globalement la pose du carrelage n'aura pas été ma tasse de thé). Si le joint est fin, attention à ne pas faire un mélange trop épais, qui aura du mal à rentrer entre les carreaux.
L'étape la plus compliquée, c'est lorsqu'il faut passer la raclette pour enlever le surplus, puis l'éponge mouillée pour faire la finition. A ce niveau je ne préfère pas vous donner de conseil. Je m'étais documenté, cela paraissait simple, mais en réalité j'ai vraiment galéré... Était-ce à cause de mon carrelage ? De mes joints ? Je ne sais pas, mais en tout cas j'ai passé énormément de temps à quatre pattes pour passer mon éponge et mon chiffon...

Application du joint de carrelage

Les joints en phase de nettoyage

Conclusion :


Ça pourrait être pire, mais ça pourrait être mieux. Certains joints ne sont pas très beaux, certains carreaux ne sont pas à la même hauteur... Je pense que c'est le chantier le moins réussi de mes travaux...

Au final si on ne fait pas trop attention ce n'est pas si mal... Et dernier petit mot, la photo qui suit en est un très bon exemple, posez votre carrelage avant la peinture (dans mon cas j'ai dans un premier passé la sous-couche, et fait la finition après le carrelage).

Il manque un dernier nettoyage pour finir le travail


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lundi 22 février 2016

La peinture du salon

C'est avec un grand soulagement que j'attaque la rédaction de ce billet, car oui, si je peux parler de peinture aujourd'hui, c'est que l'étape précédente, à savoir le plâtre, est terminée !

Je peux donc attaquer la peinture du 1er étage (salon, cuisine, toilettes), de la cage d'escalier ainsi que du palier du 2ème étage.

L'idée c'est de passer la sous-couche sur l'ensemble des pièces citées, puis de peindre en totalité l'ensemble des plafonds. Les autres murs attendront que le carrelage soit posé.
J'ai choisi de faire comme ceci car la pose de carrelage ne se fait jamais sans quelques cochonneries, je préfère donc peindre les murs en dernier.

Le choix de la peinture :


Selon la peinture que vous allez acheter, le travail sera un peu différent. Avec certaines peintures, une passe (un passage) suffira, avec d'autres, vous passerez 2 à 3 fois...
Avant la "peinture", la sous-couche (qui est aussi de la peinture rappelons-le) est très importante, car meilleure elle sera, meilleure sera votre application de la peinture. Alors mon conseil, ne pas la jouer à l'économie, car étrangement, c'est là que vous allez dépenser plus, je m'explique :
Avec une bonne peinture, vous ne passerez qu'une passe, car elle aura bien recouvert votre mur. En bas de gamme, vous serez peut-être obligé de passer une seconde fois. Sortons les calculettes : un pot bas de gamme vaut 35€ (peu importe le prix et la quantité, c'est juste pour l'exemple), un de gamme supérieur, on va dire 95€.
Avec la bonne peinture plus chère, vous n'aurez besoin que d'un seul pot, soit 95€. Avec votre peinture "premier prix", vous serez peut-être obligé de passer une seconde couche. Calcul très simple, 2x35€=70€.
Maintenant, si vous n'êtes pas trop bête, vous verrez que d'un coté vous aurez passé 95€ pour 1 journée de travail, de l'autre vous aurez dépensé 70€, mais cela vous aura "coûté" une journée de travail supplémentaire, soit 2 jours...

Pour moi, le calcul est vite fait...

Et là je ne parle pas de la peinture qui vous obligera à passer 3 couches... Ce conseil est valable autant pour la sous-couche que pour la peinture !

Petite infographie pour illustrer mon propos

L'autre choix qui s'imposera à vous, c'est le type de peinture : mat, satin ou brillant.
Là c'est un choix très personnel, mais si je dois vous donner mon avis, je partirais sur le tout mat. En effet, dans un premier temps je souhaitais utiliser uniquement de la peinture satin, je pensais que ça donnerait un aspect "soft" assez sympa, mais après avoir peint ma cage d'escalier en blanc satin, j'ai tout de suite décidé d'arrêter. En effet, le satin donne un aspect brillant qui ne me convenait absolument pas.


La peinture mat :


Bon marché, elle présente néanmoins l'inconvénient d'être poreuse et non lessivable. De plus elle est moins résistante aux coups. Toutefois, elle a l'avantage de masquer plus facilement les défauts du support.

La peinture satinée :


Cette peinture est facile d’entretien, souvent utilisée en salle de bain, mais peut être utilisée dans toute la maison.

La peinture brillante :


Elle a tous les avantages et les inconvénients de la peinture satinée, mais encore plus accentués. La salle de bain est la pièce où l'on utilise le plus cette peinture.


Le choix des outils :


Personnellement j'ai acheté un pack peinture, dans lequel j'ai toutes les tailles de pinceau, et des rouleaux.
J'ai classiquement utilisé un rouleau autant que j'ai pu, puis un pinceau pour faire les angles de mur rentrant et les contours de bloc électriques (interrupteurs / prises). Déjà cela vous donne une bonne indication, rien ne sert d'avoir 50 outils différents, sauf contraintes particulières (je pense aux vieux radiateurs en fonte qui nécessitent un pinceau spécifique).
Par contre, je ne suis pas fan du pinceau, il laisse des marques (traces de poils). Du coup j'ai testé avec un petit rouleau, et cela fonctionne très bien, même si je n'y croyais pas au début, de plus je trouve l'application de la peinture beaucoup plus rapide.
Ne jetez pas le pinceau pour autant, je l'utilise encore pour les boiseries (contours de portes principalement).


Conseil technique :


Après le conseil choix du produit et des outils, voici le conseil technique de peinture.
Il est conseillé de passer votre rouleau d'abord dans un sens, puis ensuite dans l'autre (d'abord axe horizontal, ensuite axe vertical, par exemple). De cette manière, vous obtenez une peinture uniforme qui ne laisse pas de trace.
La théorie dit également que le second passage de rouleau doit se faire dans le sens de la fenêtre, dans l'axe de la lumière. Ce conseil est à suivre dans la mesure du possible, car si je prends mon cas, j'ai difficilement pu en tenir compte.


Dernière chose,  j'ai pu constater (m'enfin maintenant je crois que je vais pouvoir le dire pour tous les chantiers) que ce n'était pas aussi rapide à faire que ça en avait l'air... Dites-vous bien que l'on ne peint pas une pièce en 2h...

En tout cas, le résultat est là, et ça fait plaisir !

1 passe de sous-couche au mur/plafond + 1 passe de peinture au plafond

J'en profite pour introduire cette petite nouveauté au niveau affichage d'images, j'espère que cela vous plaira :)

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lundi 25 janvier 2016

Installation des profils d'habillage des fenêtres

Dernière étape concernant le remplacement des fenêtres simples vitrages par les nouvelles, il s'agit des profils d'habillage.

En effet, on peut remarquer qu'une fois la nouvelle fenêtre posée, on voit encore le cadre bois de l'ancienne fenêtre.

Avant (pour le moment il n'y a que le profil haut)


Alors si vous regardez bien votre nouvelle fenêtre, vous verrez qu'il y a une petite rainure qui en fait tout le tour. C'est dans cette dernière que l'on insère les profilés.

Bon il n'y a rien de compliqué, on mesure, on coupe, on insère, et le tour est joué !
La seule difficulté que j'ai rencontré, ce sont des petits défauts de la niches qui font que la découpe n'est pas droite et oblige à s’enquiquiner un peu...

Je me suis posé également la question de l'ordre de pose, je ne suis pas sûr d'avoir trouvé la réponse, mais j'ai personnellement procédé comme ceci-ci :

J'ai commencé par le bas, là pas d'erreur possible, je suis certain qu'il faut commercer pas cela :) Tout simplement car en cas de pluie, l'eau coule de haut en bas, et finie donc par couler sur la partie basse. Cette dernière reçoit donc l'eau et doit la faire couler sur le devant de la fenêtre car ce morceau dispose d'un léger pan incliné. En mettant les parties supérieures par dessus, cela évite l'infiltration d'eau sur l'ancien dormant, et ainsi que cela pourrisse. Bon ceci dit, une fois les profilés installés, on doit mettre du joint silicone partout pour éviter les infiltrations...

Ensuite, on met la partie haute, sur toute la largeur de la niche. Il ne reste plus qu'à prendre les mesures pour les deux parties de droite et de gauche.

L'installation des profilés dans les rainures n'est pas aisée, je vous conseille d'utiliser un maillet ou un marteau avec cale pour vous aider.

Après...


On fini par mettre le silicone partout, sauf sur la partie inférieure du profilé du bas, comme vous avez normalement l'appuie de fenêtre ou votre niche en légère pente, l'eau ne remontera pas. Cela permet tout simplement au dormant en bois caché sous la fenêtre en pvc de respirer, et ainsi d'éviter toute pourriture nuisant à la tenue de votre nouvelle fenêtre...

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dimanche 10 janvier 2016

Joints bandes de plâtre

Maintenant que les plaques de plâtre sont posées, il va falloir s'attaquer à la finition : les joints bandes de plâtre.


Plaques posées, reste à faire les joints...

Depuis le début, c'est vraiment une étape que je ne voulais pas faire, je savais que cela allait être long, "chiant", salissant... et dur !

D'ailleurs en parlant de difficulté, le premier joint effectué a été catastrophique, cela augurait vraiment du meilleur pour la suite...

Mais en reprenant tranquillement et méthodologiquement tout cela, finalement ça se fait bien. Tout d'abord, première remarque, j'avais acheté dans un premier temps des bandes à papiers classiques pour les murs et plafonds, et des bandes à papiers renforcées pour les angles sortants (par exemple les angles d'un pilier sont des angles sortants, les angles d'une pièce sont des angles rentrants).
Donc suite au premier test, j'ai acheté en complément des bandes grillagées autocollantes, ainsi que des cornières métalliques pour les angles sortants (bien que n'ayant fait aucun test de bande papier renforcée, je n'avais pas trop confiance, et je me suis dit qu'avec un enfant, je préférais faire au plus solide, l'expérience personnelle parle).

J'ai donc commencé par les murs, le plus facile. Rien de bien compliqué, les plaques sont moins épaisses dans le sens vertical sur les côtés (bord amincis), ce qui permet de mettre la bande, le plâtre, sans que cela ne fasse de surépaisseur au final.
Avec une bande classique en papier, il faut dans un premier temps mettre du plâtre (une fine épaisseur), puis mettre la bande papier (bon là c'est l'étape délicate, il faut absolument éviter les bulles d'air), puis recouvrir d'une autre couche de plâtre, et là le but c'est de remplir jusqu'à ce que ce soit bien aligné entre les 2 plaques.
Mais j'ai fait plus simple, j'ai utilisé de la bande grillagée autocollante. Avec ça, pas besoin de la première couche de plâtre, il suffit de coller la bande entre les deux plaques. Une fois que c'est fait, on applique l'enduit.

Bande grillagée autocollante
Alors avec mon enduit et ces bandes grillagées, il fallait bien que je passe 2 voir 3 fois de l'enduit. En effet, le plâtre que j'utilisais réduit légèrement de volume en séchant (certainement du à l’évaporation de l'eau), mais surtout l'enduit passe au travers de la bande grillagée (voir photos).

Ensuite je me suis attaqué aux plafonds. Attention, là pas de bandes grillagées (c'est clairement indiqué sur l'emballage des bandes, mais je n'en connais pas la raison exacte), donc obligé de passer par la bonne vieille bande papier. Bon rien de neuf, on applique la même technique telle que je l'ai expliquée plus haut.
L'important, ce qui est même primordial, c'est d'éviter toute bulle d'air sous la bande. Pour se faire, il faut que le plâtre (première couche), soit mis de manière homogène. Ensuite, une fois la bande en place, avec votre taloche, il faut bien aplatir la bande, fermement, de manière dans un premier temps à enlever le surplus d'enduit, mais surtout à faire sortir l'air qui serait emprisonné sous la bande.
Pour finir, il faut appliquer la seconde couche de plâtre, sur la bande cette fois...


Et voici le meilleur moment : le ponçage !

Rien de compliqué dans cette étape, ce qui en fait un moment désagréable, c'est juste sa longueur, sa répétition, sa poussière...

Donc évidement, une fois l'enduit sec, il faut le poncer... Mais parlons d'abord des outils.
Il existe la basique cale à poncer, pas chère, mais efficace. Pour les feignants, on peut prendre la ponceuse électrique. Forcément plus chère, mais pas forcément plus pratique. Enfin, pour les plus fortunés d'entre vous, la girafe. Outils adapté au ponçage de plafond, mais après tout il s’utilise également sur les murs. Cher, mais fatiguant.

J'ai déjà testé les 2 premières options, mais je n'ai pas encore eu le budget pour tester la girafe. Ceci dit, ce que je peux dire de mon expérience, c'est que la ponceuse électrique, cela représente tout de même un coût, et pour ma part, ce coût se doit d'être amorti. Hors, je n'ai pas l'impression d'aller plus vite à l'outil électrique, j'ai l'impression d'être moins précis, cela fait un bruit insupportable, ça vibre, et donc donne une sensation très désagréable dans le bras. Sans parler du poids qui fini à un moment ou un autre par se faire sentir, surtout lorsque l'on s'attaque au plafond.

Alors que franchement la basique cale à poncer en mousse, moi je trouve ça top ! Cela fait faire un peu d'exercice physique, c'est toujours bon à prendre... Bon l'avantage des appareils, c'est que l'on peut éventuellement leur coller des aspirateurs au cul, ce qui peut quand même être le bienvenu, histoire d’avaler un peu moins de poussière...

Cale à poncer

Quand à la girafe, c'est cher, et lorsque je vois les commentaires sur leur poids et leur maniabilité sur différents sites de ventes, cela m'a toujours refroidi à investir, et la précision avec un tel appareil, je ne vois pas trop où aller la chercher...

Bref vous l'aurez compris, la cale à 8 €, pour moi c'est le top !

Concernant le ponçage en lui-même maintenant, je dois vous dire, pour ceux qui ne le savent pas encore, que je ne suis pas un professionnel, et un plâtrier rigolerait certainement très fort en me voyant faire. Je vous explique :

Une fois l'enduit sec, on ponce pour enlever les défauts, pour lisser l’ensemble. Sauf que comme vous n'êtes pas doué, des trous et des défauts sont encore présents, il faut repasser une couche d'enduit. Sauf que derrière il faut poncer une nouvelle fois. Le pro lui en général a fini à cette étape, voir à une troisième. Mais moi c'est un peu plus souvent... Je ne vous parle pas des oublis, ni des fois où j'ai trop poncé, etc. Enfin je trouve toujours une bonne raison pour repasser une énième couche d'enduit, donc bref, je n'en fini jamais...

Pendant...
...après

Voilà pourquoi c'est l'étape des travaux qui me saoule le plus !
Sinon, la qualité du travail que vous allez mettre dans le ponçage dépend également de la finition que vous allez faire sur ce mur. Si c'est pour de la peinture, là il faut que ce soit nikel, mais si vous allez mettre du papier peint, du carrelage, ou un autre parement, là en 1 ou 2 couches d'enduit c'est fini...

Mais après pas mal d'heures de travail, le résultat est là et cela fait vraiment plaisir d'avoir de beaux murs.

Résultat final, ponçage terminé

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